

Après Frédéric Paquet, président de la Fédération française de football américain, et Lionel Lacaze, ancien président de la Fédération française de lutte et disciplines associées, Jurisportiva poursuit son cycle d'entretiens consacré aux dirigeants du sport français et se tourne aujourd'hui vers l'escrime.
Sport français le plus médaillé de l’histoire olympique, avec 130 médailles, dont sept remportées à Paris 2024, l’escrime tricolore reste un sport plus confidentiel dans sa pratique avec seulement 55 000 licenciés.
La FFE n’en demeure pas moins particulièrement dynamique : elle accueille les Championnats d’Europe 2026 à Antony, du 16 au 21 juin, avant d’organiser ceux de 2028 à Bourges. Depuis le 1er janvier 2026, elle intègre également le para-escrime dans son périmètre délégataire.
Rencontre avec Mathieu Goarin, responsable juridique de la FFE.
Quel parcours académique puis professionnel vous a conduit au poste de responsable juridique de la FFE ? Qu’est-ce qui vous a orienté vers le droit du sport, et comment êtes-vous arrivé à l’escrime ?
J’ai suivi le Master 2 Droit du sport de l’Université de Lille, promotion 2021-2022, la même promotion qu’Arnaud De Brouwer, fondateur de Jurisportiva.
C’est dans le cadre de cette formation que j’ai rejoint la Fédération Française d’Escrime, d’abord comme chargé de missions juridiques en alternance.
À la fin de cette alternance, j’ai eu l’opportunité de poursuivre l’aventure en tant que responsable juridique, poste que j’occupe aujourd’hui depuis bientôt quatre ans.
Ce qui m’a orienté vers le droit du sport, c’est avant tout une vraie envie personnelle : je voulais vivre les Jeux olympiques de l’intérieur.
Comment est structuré le service juridique de la FFE ?
Quand j’ai rejoint la FFE, il n’existait pas encore de service juridique. Celui-ci a été créé à l’occasion de mon recrutement.
Depuis maintenant deux ans, la direction de la fédération me permet également d’être accompagné d’un ou d’une alternante, ce qui nous permet de gagner en capacité et de mieux absorber les différents sujets juridiques traités par la fédération.
Quels sont les principaux enjeux juridiques auxquels la FFE est aujourd’hui confrontée ?
Le premier enjeu, c’est de sécuriser la fédération sur le plan réglementaire, notamment à travers l’ensemble de nos textes fédéraux, qu’il s’agisse des statuts, du règlement intérieur, des règlements médicaux ou encore des règlements financiers.
Le deuxième enjeu, c’est de sécuriser la pratique de l’escrime sur l’ensemble du territoire. C’est un sujet particulièrement important, car l’escrime reste un sport de combat, avec des exigences spécifiques en matière d’encadrement, de sécurité et de responsabilité.
Le troisième enjeu, c’est l’accompagnement de nos clubs et de nos organes déconcentrés. C’est une dimension très concrète de mon travail au quotidien. Lorsqu’un club rencontre, par exemple, une difficulté en droit associatif ou en droit du travail, il peut se tourner vers moi afin que nous trouvions ensemble une solution. J’interviens également auprès de nos organes déconcentrés dans un rôle de médiation, notamment lorsqu’un conflit apparaît, par exemple entre un employeur et un salarié. L’objectif est de privilégier un règlement amiable des difficultés, afin d’éviter, autant que possible, la judiciarisation de litiges impliquant les structures de la fédération.
L’escrime est un sport qui reste assez confidentiel, mais qui bénéficie lors des Jeux olympiques d’une forte exposition. Est-ce que cela contribue à une hausse du nombre de licenciés, et comment y faire face ?
L’escrime est clairement l’un des sports pour lesquels l’effet Jeux olympiques est le plus marqué. C’est notre principale vitrine. À la suite des Jeux, sur la saison 2024-2025, nous avons enregistré une hausse de près de 20 % du nombre de licenciés.
Face à cette dynamique, nous avons mis en place une véritable stratégie fédérale de développement des clubs pour accompagner l’arrivée de ces nouveaux pratiquants. Cela passe notamment par la formation d’un nombre croissant de maîtres d’armes, c’est-à-dire des personnes qui enseignent l’escrime.
L’enjeu est très concret, car l’an dernier, avec cette hausse du nombre de licenciés, certains clubs ont été contraints de refuser des adhérents faute de place. Il faut donc être capable d’absorber cette progression, en renforçant à la fois l’encadrement et les capacités d’accueil sur le terrain.
L’escrime est un sport qui peut paraître, à première vue, coûteux en raison du matériel nécessaire. Est-ce réellement le cas, et le dispositif gouvernemental du Pass’Sport a-t-il permis d’apporter une aide utile ?
Le coût de la pratique est une réalité, mais il est aussi, à mon sens, parfois un peu caricaturé.
Le prix moyen de la licence est de 65 euros environ, à cela s’ajoute une part de cotisation à la discrétion des clubs, avec des écarts selon les clubs et les territoires, notamment entre la province et Paris. Surtout, la très grande majorité de nos clubs mettent du matériel à disposition des licenciés, ce qui permet déjà de limiter significativement le coût d’entrée dans la pratique.
Le Pass’Sport a, de ce point de vue, été extrêmement important pour nous, puisque près de 7 500 personnes ont pu en bénéficier lors de la saison 2023-2024. C’est un levier concret pour faciliter l’accès à notre discipline, même si depuis l’année dernière ce dispositif a fixé une limite d’âge pour en être bénéficiaire entre 14 ans et 17 ans, ce qui a conduit à ce que de nombreux licenciés ne puissent plus en bénéficier.
En réalité, le coût le plus important concerne surtout la pratique compétitive, qui représente environ 20 % de nos licenciés. À partir du moment où il faut financer les déplacements, l’hébergement et un équipement sportif plus complet, la pratique devient effectivement plus onéreuse mais cela ne concerne pas nos 80 % de licenciés qui pratiquent l’escrime sans pratique compétitive.
Le périmètre délégataire de la FFE s’est élargi à une discipline pour le moins atypique, le sabre laser. Comment encadre-t-on juridiquement une pratique née de l’imaginaire de science-fiction ? La proximité avec un univers cinématographique très protégé soulève-t-elle des contraintes de propriété intellectuelle dans la dénomination et la promotion de la discipline ?
Le sabre laser est une pratique devenue très importante pour la fédération, puisqu’elle regroupe aujourd’hui un nombre significatif de licenciés, de l’ordre d’environ 3000 pour la saison 2025-2026. C’est aussi une discipline encore jeune, en pleine structuration, ce qui suppose un vrai travail d’encadrement de notre part.
Nous avons la chance de pouvoir nous appuyer sur des élus et des cadres techniques très investis, qui participent à l’élaboration d’une réglementation adaptée à cette pratique nouvelle.
Nous avons d’ailleurs organisé, au début de l’année 2026, les Championnats de France de sabre laser à Montigny-le-Bretonneux, dans les Yvelines, ce qui illustre bien la place croissante qu’occupe désormais cette discipline au sein de la fédération.
Le cadre réglementaire évolue encore d’une saison à l’autre. C’est assez logique, car nous sommes face à une discipline récente, qui continue de se construire. Nous faisons donc évoluer les règles à partir de ce que nous observons sur le terrain, mais aussi en tenant compte des retours des pratiquants.
Nous disposons, en interne, d’une commission dédiée au sabre laser, présidée par Pierre Godet, et composée notamment de licenciés. L’idée est de bâtir une pratique à la fois équilibrée, lisible et la plus satisfaisante possible pour celles et ceux qui la font vivre. C’est d’ailleurs une méthode de travail à laquelle nous tenons beaucoup à la fédération : associer les premiers concernés, c’est-à-dire les pratiquants eux-mêmes, à l’évolution de leur discipline.
Sur le volet cinématographique, nous n’avons pas, à ce jour, rencontré de difficulté particulière. Il y a environ un an et demi, à l’occasion des Championnats de France, la chaîne américaine CNN s’était d’ailleurs déplacée en France pour couvrir l’événement, ce qui avait suscité une certaine attention médiatique.
La principale difficulté que nous pouvons rencontrer tient plutôt à l’existence d’académies privées qui se développent en dehors du cadre fédéral, avec des pratiquants qui ne souhaitent ni s’affilier à la fédération ni s’inscrire dans le règlement sportif que nous mettons en place. Pour nous, l’enjeu est donc moins de contraindre que de convaincre, en donnant envie à ces acteurs de nous rejoindre.
Enfin, la structuration de la discipline dépasse aujourd’hui le seul cadre national. L’un des vice-présidents de la fédération, Thierry Le Prisé, travaille avec plusieurs pays à la création d’une fédération internationale de sabre laser, preuve qu’il y a encore tout un écosystème à construire autour de cette pratique.
Pour un escrimeur de haut niveau, les Jeux olympiques sont souvent le point d'orgue d'une carrière : la non-sélection, vécue comme une injustice, nourrit l'un des contentieux fédéraux les plus récurrents du droit du sport. En amont, de quels outils juridiques la FFE se dote-t-elle pour sécuriser ses décisions de sélection et prévenir les recours ?
Nous nous appuyons d’abord sur nos commissions d’armes, en lien étroit avec la direction technique nationale, qui ont pour mission de définir et d’élaborer les règles de sélection applicables aux compétitions internationales, et notamment aux Jeux olympiques.
En tant que responsable juridique, mon rôle est de sensibiliser ces instances à la nécessité d’édicter des règles de sélection conformes à la jurisprudence administrative et aux attentes des conciliateurs du CNOSF avec lesquels nous avons pu échanger lorsque des recours étaient introduits par des pratiquants.
À mes yeux, il faut toujours être en mesure d’expliquer une sélection, plutôt que de chercher à justifier une exclusion. Cette approche est essentielle pour éviter tout abus de pouvoir de la part de la fédération.
Concrètement, nos règles de sélection fonctionnent un peu sur un modèle comparable à celui du biathlon. Les deux premiers au classement par points sont directement qualifiés en équipe de France. Ensuite, les troisième et quatrième, ainsi que les remplaçants, sont choisis par la commission.
Les critères retenus sont de deux ordres. Il y a, d’une part, des critères disciplinaires et, d’autre part, des critères sportifs. Sur ce second point, il peut arriver qu’un tireur mieux classé en individuel ne soit pas retenu au profit d’un autre athlète plus complémentaire dans la perspective d’une épreuve par équipes.
Nous avons d’ailleurs connu un recours à l’occasion des Jeux de Paris 2024. Mais, plus largement, le contentieux de la non-sélection est quelque chose que l’on retrouve à tous les niveaux, dans toutes les armes et dans toutes les catégories, y compris chez les vétérans ou chez les moins de 17 ans.
Les sportifs peuvent, bien entendu, ne pas partager les motifs d’une décision. Mais ces choix sont pris par des commissions d’armes composées d’entraîneurs et d’anciens médaillés olympiques, c’est-à-dire de personnes qui sont, techniquement, les plus à même de sélectionner une équipe de France.
Quels types de dossiers disciplinaires occupent aujourd’hui le plus la fédération ?
Dans nos affaires disciplinaires, nous distinguons principalement 2 grandes catégories de dossiers :
- D’un côté, il y a les affaires liées à la discipline sportive au sens strict,
- De l’autre, il y a les dossiers portant sur des faits beaucoup plus graves, notamment en lien avec notre politique de prévention des violences.
S’agissant d’abord des affaires de discipline sportive, elles sont souvent liées au prononcé d’un carton noir, qui est en quelque sorte l’équivalent d’un carton rouge au football et qui entraîne une exclusion de la compétition. Chaque carton noir donne ensuite lieu à la saisine de la commission de discipline, chargée d’apprécier s’il y a lieu, ou non, de prononcer une sanction complémentaire.
À côté de cela, nous traitons les situations les plus sensibles, en lien avec des faits graves signalés dans le cadre de notre plan fédéral de prévention des violences. Toute personne qui se dit victime ou témoin d’un comportement inapproprié, qu’il s’agisse de violences verbales, psychologiques ou physiques, peut effectuer un signalement via le site internet de la fédération.
Ce signalement est ensuite reçu par plusieurs interlocuteurs identifiés, à savoir le président de notre comité d’éthique et de déontologie, notre directeur technique national ainsi que notre cadre technique référent du ministère.
Nous avons, plus largement, une politique fédérale très claire, qui vise à garantir une pratique de l’escrime à la fois sécurisée et sereine pour l’ensemble de nos licenciés.
Parmi les faits que nous pouvons être amenés à traiter, figurent notamment des cas de violences sexistes et sexuelles. Ces situations donnent parallèlement lieu à un signalement au procureur de la République sur le fondement de l’article 40 du Code de procédure pénale.
Notre traitement disciplinaire reste toutefois indépendant d’éventuelles poursuites pénales. Ces faits constituent aussi, pour nous, des manquements à notre règlement disciplinaire, ce qui nous permet de rendre une justice sportive dans les délais rapides prévus par le règlement disciplinaire type, à savoir dix semaines pour l’organe de première instance et quatre mois pour l’organe d’appel.
Depuis la fin des Jeux olympiques de Paris 2024, le budget du ministère des Sports affiche une baisse spectaculaire, de l'ordre de 30 %. Comment cette contraction se répercute-t-elle sur la haute performance, poste par nature coûteux et véritable locomotive de l'escrime pour attirer de nouveaux licenciés ? Sur le plan juridique, quels outils permettent, malgré tout, de sécuriser le financement des athlètes dans ce contexte ?
Nous avons la chance, sur le haut niveau, d’être financés à hauteur d’environ 60 % par l’Agence nationale du sport, l’ANS.
Cela s’explique par le fait que l’escrime forme de grands athlètes et obtient des résultats à chaque échéance olympique, à l’exception de Londres 2012.
Concrètement, malgré la baisse du budget du ministère, nous conservons un budget quasiment stable sur le haut niveau, qui représente à lui seul près de 50 % du budget de la fédération. C’est un point essentiel, car sans le soutien de l’ANS, il serait tout simplement impossible de financer une politique de haute performance à la hauteur de nos ambitions.
Le haut niveau est, en effet, extrêmement coûteux. Tout au long de la saison, il y a des compétitions internationales presque toutes les trois semaines, avec des déplacements en Asie, notamment au Japon, en Corée ou en Chine, mais aussi en Amérique du Nord, au Canada et aux États-Unis. Cela entraîne mécaniquement des coûts de transport très élevés, en particulier sur les billets d’avion.
À chaque compétition internationale, nous pouvons sélectionner jusqu’à douze sportifs. En revanche, nous ne sommes pas toujours en mesure de prendre en charge les frais logistiques de l’ensemble du groupe. En pratique, seuls trois ou quatre sportifs, parmi les mieux classés, peuvent être financés par le budget de la commission d’armes de la FFE.
Et il ne faut pas raisonner uniquement à l’échelle des athlètes. Derrière chaque déplacement, il y a aussi la prise en charge de l’encadrement, qu’il s’agisse des entraîneurs, du médecin, du kinésithérapeute ou encore du chef de délégation. Dans notre discipline, toute cette organisation représente une logistique particulièrement lourde et onéreuse.
Au-delà de la prise en charge des frais logistiques, il existe également des aides complémentaires, notamment au travers des contrats de performance. Ce sont des outils importants, car ils permettent de sécuriser, dans la durée, l’accompagnement financier des athlètes.
Le 13 janvier 2026, la FFE a récupéré l'organisation des Championnats d'Europe d'escrime, initialement attribués à Tallinn (Estonie), sur fond de tensions géopolitiques (NDLR : L'Estonie envisageait de refuser l'entrée sur son territoire des athlètes russes, admis sous statut neutre par la Fédération Internationale d'Escrime, conformément aux recommandations du Comité International Olympique). Reprendre une compétition continentale à quelques mois de l'échéance suppose de boucler très vite un cadre contractuel exigeant. Quels étaient les principaux actes juridiques à négocier ?
Le fait d’avoir l’opportunité d’organiser ces Championnats d’Europe représente une formidable vitrine pour notre discipline, dans la continuité de notre objectif de démocratiser la pratique de l’escrime.
En principe, un Championnat d’Europe est attribué environ trois ans à l’avance.
Par exemple, nous organiserons ceux de 2028 à Bourges, et nous en avons été attributaire dès 2025.
Ce délai de trois ans laisse normalement le temps de structurer l’événement, notamment sur le plan financier, qui reste le principal enjeu.
Dans le cas des Championnats d’Europe 2026, les délais étaient évidemment beaucoup plus resserrés.
Nous avons toutefois pu sécuriser très rapidement le financement grâce à l’obtention de subventions publiques.
Sur le plan opérationnel, la fédération dispose d’un vrai savoir-faire pour l’organisation de compétitions internationales, notamment au regard de l’expérience acquise à l’occasion des Jeux olympiques de Paris 2024.
C’est aussi l’une des raisons pour lesquelles la Fédération internationale d’escrime et la Confédération européenne apprécient les conditions offertes par la France. Nous avons un public présent, ce qui n’est pas si fréquent dans notre sport à l’échelle internationale, avec des tribunes pouvant accueillir entre 1 500 et 3 000 personnes.
Juridiquement, l’un des points importants a été la création d’un comité d’organisation distinct, sous la forme d’une association loi 1901.
Cette structure dispose d’une comptabilité distincte de la FFE, ce qui permet de porter plus facilement l’image des Championnats d’Europe auprès des partenaires, mais aussi de faciliter l’obtention des subventions.
Quels sont les prochains grands chantiers juridiques de la FFE ?
L’un de nos grands chantiers, depuis le 1er janvier 2026, tient à l’intégration du para-escrime dans le périmètre de délégation de la fédération (NDLR : Auparavant la discipline était rattachée à la Fédération Française Handisport).
Cela implique, pour nous, de tirer toutes les conséquences réglementaires de cette nouvelle délégation.
Concrètement, cela passera d’abord par une évolution de notre règlement intérieur, afin d’intégrer les sportifs de haut niveau du para-escrime au sein de notre commission des sportifs de haut niveau.
Le deuxième chantier consistera à édicter un cadre réglementaire sportif propre au para-escrime sous l’égide de la FFE.
Enfin, un autre axe très important pour nous reste l’accompagnement de nos organes déconcentrés.
L’objectif est de leur donner des outils toujours plus concrets, par exemple à travers une FAQ juridique mise en ligne sur le site de la fédération, mais aussi par des actions de formation, notamment sous forme de webinaires à destination des présidents de club, pour leur permettre de savoir comment réagir lorsqu’ils sont confrontés à des comportements violents, par exemple, mais également pour les sensibiliser sur d’autres sujets relatifs au droit associatif ou au droit du travail, des problématiques qu’ils rencontrent au quotidien.
Entretien réalisé par Maître Alexis CHABOT,
Avocat en droit du sport au sein du Cabinet Fellous Avocats.
Repères sur la Fédération Française d’Escrime
Président : Rémy Delhomme (olympiade 2024-2028)
Année de création : 1906
Disciplines sportives déléguées : Escrime - Para-escrime - Sabre laser
Chiffres clés : 55 000 licenciés – 760 clubs – 18 ligues
Palmarès olympique : 130 médailles dont 7 médailles aux Jeux olympiques de Paris 2024
Site internet : https://www.ffescrime.fr/

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